Le voyage Mariage Frères · Route Nature · Escale 1 sur 10
Aux origines, la Chine
Thé vert de Chine · Thé noir de Chine
Premier temps
L'embarquement
L'essentiel en un coup d'œil
Thé vert de Chine · Thé noir de Chine
La sélection de la maison : Lung Ching · Gunpowder · Yunnan Impérial · Grand Keemun FOP
Ces deux familles à déguster, et un tampon d'or à cueillir en notant vos dégustations.
Deuxième temps
La leçon d'escale
Cette escale s'ouvre sur ces deux familles, vous savez déjà les infuser depuis l'école du thé ; voici maintenant leurs grands noms de la maison.
Thé vert de Chine
Le thé vert est le plus ancien visage de la feuille : celui que l'on cueille, puis que l'on saisit aussitôt à la chaleur du wok pour en fixer la fraîcheur, ce geste du « kill-green » qui suspend l'oxydation. On la roule ensuite, on la sèche, et rien de sa verdeur ne se perd. La Chine en est reine absolue : premier producteur du monde, elle en récolte près de deux millions de tonnes chaque année, soit près de trois tasses de thé vert sur dix bues sur la planète. Des collines du Zhejiang à celles de l'Anhui, chaque terroir signe son style, châtaigne, herbe fraîche, fleur ou pierre mouillée. Ici, la feuille se lit à nu.
Thé noir de Chine
C'est en Chine, dans les monts Wuyi du Fujian, qu'est né le thé noir voici quelque quatre siècles. Ici on le nomme « thé rouge », pour la couleur cuivrée de sa liqueur. Sa fabrication inverse celle du vert : la feuille flétrie est roulée, puis laissée s'oxyder pleinement au contact de l'air, jusqu'à brunir et déployer le miel, le cacao et les fruits mûrs. Longtemps réservé à l'exportation, la Chine, elle, buvait vert, il conquit les cours d'Europe avant de revenir en grâce chez lui. Il ne pèse qu'un demi-million de tonnes de la récolte chinoise : une part rare et raffinée. Élégance, profondeur, douceur retenue : tel est le thé noir de Chine.
Troisième temps
La dégustation à domicile
La Malle Découverte de l'Escale 1
Thé vert de Chine
Lung Ching
« Le Puits du Dragon », le plus célèbre vert de Chine, plat, châtaigné, d'une netteté parfaite.
Sur les collines du lac de l'Ouest, à Hangzhou, naît depuis des siècles le plus célèbre thé vert de Chine. Ses feuilles, pressées une à une contre la paroi brûlante du wok, prennent leur forme plate en langue de moineau. La légende veut que l'empereur Qianlong, épris du thé cueilli au pied du temple Hugong, anoblît dix-huit théiers encore vénérés aujourd'hui. On lui reconnaît quatre merveilles : couleur de jade, parfum, douceur et forme. En tasse, sa châtaigne fraîche et sa finale sucrée en font l'entrée idéale du voyageur.
Gunpowder
Les perles roulées du Zhejiang, franches et toniques, la base du thé à la menthe.
Roulée à la main en minuscules perles serrées, chaque feuille de Gunpowder évoque un grain de poudre, d'où le nom que lui donnèrent les marchands occidentaux. Ce thé vert du Zhejiang doit sa forme à une raison pratique : compactées, les feuilles gardaient fraîcheur et arôme durant les longues traversées vers l'Europe et le Maghreb. Plongées dans l'eau chaude, les perles se déploient et libèrent une liqueur franche, vive, légèrement fumée. C'est ce thé tonique que l'on marie à la menthe et au sucre, rituel d'hospitalité de toute l'Afrique du Nord.
Thé noir de Chine
Yunnan Impérial
Bourgeons dorés du grand Sud-Ouest, malté, poivré, accents de pain d'épices.
Le Yunnan est le berceau du théier : c'est là, aux confins de la Chine et de la Birmanie, que poussent les plus vieux arbres à thé connus. Ce noir-là ne récolte que les jeunes pousses, si riches en bourgeons dorés que la feuille sèche semble poudrée d'or. La liqueur est ambrée, ronde, franchement maltée, relevée d'une pointe poivrée et de ces accents de pain d'épices qui signent les grands Yunnan. Douceur et profondeur plutôt que puissance : un noir chinois qui se boit nature, sans rien ajouter.
Grand Keemun FOP
Le grand noir de l'Anhui, boisé, cacaoté, d'une rondeur ambrée.
Dans les monts de l'Anhui, le comté de Qimen, Keemun pour les Occidentaux, donne depuis la fin du XIXe siècle l'un des thés noirs les plus raffinés de Chine. Le sigle FOP désigne ici la qualité de la cueillette : de belles feuilles entières accompagnées de leur bourgeon. La liqueur est ambrée et ronde, portée par des notes boisées et un soupçon cacaoté d'une grande douceur. Rien d'agressif, aucune astringence : c'est un noir de finesse, celui que l'on sert quand on veut montrer que la Chine sait aussi le thé sombre.
La malle complète de l'escale 1
Ces deux familles · 4 thés au format par défaut de chaque fiche
24,50 € soit ≈ 0,31 € la tasse d'excellence (base : le dosage enseigné, 2 à 3 g de thé par tasse)
Le protocole de l'escale
Les verts : Lung Ching & Gunpowder
Eau à 75 °C, 3 minutes, 12 g/L. Cherchez la châtaigne fraîche du Lung Ching, la franchise végétale du Gunpowder.
Les noirs : Yunnan Impérial & Grand Keemun
Eau à 95 °C, 5 minutes. Cherchez le malté et le pain d'épices du Yunnan Impérial, la rondeur cacaotée du Grand Keemun.
Le geste du voyageur
Dégustez les quatre dans cet ordre : d'abord le Lung Ching, puis le Gunpowder pour épuiser les verts ; enchaînez sur le Yunnan Impérial, et terminez par le Grand Keemun. Du plus tendre au plus profond : c'est ce chemin qui grave le contraste vert → noir.
La Grande Malle de la Route
Les dix escales d'un coup : l'intégralité de la sélection Nature livrée en trois temps.
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